Publications


Création du territoire et gouvernance multiscalaire des espaces ruraux dans l’Ouest américain : l’exemple de l’Arizona

François-Michel Le Tourneau, GeoJournal Août 2018 Vol. 82 n° 4 p. 803–817

La structure foncière des États de l’Ouest américain, en particulier les plus récents, est fortement marquée par les processus pionniers qui ont pris place après l’annexion du Nord du Mexique par les États-Unis en 1848. Elle se caractérise notamment par une très forte proportion de terres publiques (fédérales ou fédérées) et par une configuration dans laquelle les héritages du homesteading et des cessions de terres au profit des compagnies de chemin de fer sont encore très visibles. Mais un autre aspect des héritages de cette histoire est la complexité des droits de propriété et d’usage, l’empilement des agences responsables du patrimoine public et la multiplicité des échelles impliquées dans la gestion. L’État d’Arizona est un bon exemple de ces dynamiques. L’article s’attache donc à décrire l’émergence et l’emprise du foncier privé, l’histoire et les catégories de foncier public avant de pointer les difficultés posées par la configuration actuelle et les impasses qu’elle représente pour l’action au niveau local. 

https://link.springer.com/article/10.1007/s10708-017-9802-y


Drôle de guerre en forêt

François-Michel Le Tourneau, CNRS Le Journal 2017/11

Le géographe François-Michel Le Tourneau a mené trois missions dans la forêt guyanaise, au côté des militaires et gendarmes qui combattent l'orpaillage illégal. Mais rien ne semble dissuader les chercheurs d'or brésiliens, ou garimpeiros, d'abandonner leur lucrative activité...

https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/le-blog-des-sept-bornes/drole-de-guerre-en-foret


Les « communs » à l’épreuve de l’activité minière. Le cas du projet Constancia au Pérou

Claude Le Gouill, Critique internationale 2017/4 N° 77

Le projet minier de Constancia (Pérou) est analysé ici à partir du modèle de gestion des ressources naturelles élaboré par l’économiste Elinor Ostrom dans le but d’étudier la capacité de gestion décentralisée et adaptative de la nature par les communautés locales dans le cadre de la nouvelle rhétorique de l’activité minière durable (sustainable mining) proposée par les entreprises. Il s’agit de déterminer en quoi ce nouveau mode de régulation permet aux communautés locales d’assurer leur auto-organisation, et donc d’évaluer leur force dans les rapports de pouvoir très hiérarchisés qui caractérisent le contexte minier. C'est ainsi leur capacité même à maintenir leur souveraineté sur leurs territoires et à gérer les « communs » (biens collectifs) qui se trouve questionnée. Le cadre juridique péruvien offre en outre un exemple pertinent pour l’analyse des relations de ces communautés avec les entreprises minières, en ce qu’il permet de prendre en compte le rôle de médiation de nouveaux professionnels dans le processus de participation institutionnalisé par l’État.  

http://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2017-4-page-57.htm 


Conflit environnemental et participation publique dans les zones semi-arides de l’Ouest des États-Unis : le projet minier de Rosemont (comté de Pima, Arizona)

Anne-Lise Boyer, Claude Le Gouill, Franck Poupeau, Lala Razafimahefa, Participations 2017/3 p. 189-217

Cette étude porte sur le processus participatif mis en place dans le cadre de la loi fédérale National Environmental Protection Act aux États-Unis qui, depuis les années 1970, vise à concilier préoccupations environnementales et poursuite de l’exploitation des ressources naturelles. Le conflit autour du projet de mine à ciel ouvert de Rosemont en Arizona dure depuis dix ans en raison de cet encadrement législatif contraignant. Cette étude de cas est donc particulièrement révélatrice des contradictions posées par ces deux orientations divergentes. À partir de l’analyse des commentaires publics recensés dans le cadre de l’évaluation procédurale de ce projet minier, cet article montre que les processus institutionnels top-down tendent à réserver la participation à des catégories restreintes de la population mais plus originalement, ce cas montre aussi qu’ils sont limités par le fait que les partisans et opposants de la mine, derrière leurs positionnements idéologiques antagonistes, partagent les mêmes visions des relations entre activités humaines et nature.

https://www.cairn.info/revue-participations-2017-3-p-189.htm


les etudes sur les amériques en france

 François-Michel Le Tourneau, Hélène Harter, Jean-Michel Lacroix et Paul-Henri Giraud (coord.), Institut des Amériques 2016

Présenter l’américanisme universitaire en France est une gageure tant cette tradition intellectuelle s’est diffusée dans le paysage des universités et centres de recherches. Marginale à son origine, ayant eu du mal à se frayer un chemin, elle est aujourd’hui une composante reconnue dans de nombreux centres de recherche, insérée dans les disciplines les plus diverses. Mais qu’est-ce que l’américanisme et peut-on y voir la moindre trace d’une unité qui justifierait l’emploi d’un seul substantif alors que le continent américain est éminemment pluriel ? 

http://institutdesameriques.fr/sites/default/files/livreblanc_ida_2016_ver_1_18.10.2016_0.pdf


A la découverte des grands espaces américains

Le blog de François-Michel Le Tourneau, géographe et Directeur adjoint CNRS de l'UMI iGlobes