Bienvenue à iGLOBES

Interdisciplinary Global Environmental Studies

L’Unité Mixte Internationale iGLOBES (UMI 3157), un laboratoire de recherche CNRS - ENS/Université PSL - Université d'Arizona, a pour objectif de jouer le rôle d’un “hub” pour la recherche en coopération entre la communauté scientifique française et l’Université d’Arizona, de manière à stimuler une recherche interdisciplinaire innovante sur les défis globaux liés à l’environnement. Pour plus d'informations...


ÉVÈNEMENTS

Journée d'étude autour du projet hydeco

24 juin 2022

La Journée d'étude se tiendra au Campus Condorcet, salle 50 au Centre de Colloque de 9h30 à 17h30 sur la thématique "Rendre visible l'invisible : Points de bascule, signaux avant-coureurs et sentinel". Vous pouvez suivre par visio ici : 

https://spaces.zang.io/spaces/62a700a5ebff43330ba9c6af

des membres de L'équipe d'iGLOBEs lauréats de 2 des 3 prix à la conférence driihm

22 juin 2022

 

A la conférence annuelle du Labex DRIIHM qui s'est tenue à Nantes cette année, plusieurs membres de l'équipe d'iGLOBES ont été lauréats pour les prix posters. Félicitations à Laetitia Balaresque et Gabriela de Carvalho Bezerra pour le prix Jeunes Chercheurs et à Fabrice Dubertret pour le prix du Conseil Scientifique (accepté par François-Michel Le Tourneau) !


FOCUS SUR LA RECHERCHE

mutualisme entre fourmis et le cactus barrel de l'arizona

Valentin Brochet, étudiant en master à l'ENS, nous partage la recherche qu'il a fait lors de son stage à Tucson au printemps 2022 :

 

« Les environs de Tucson (Arizona) abritent une espèce de cactus particulière : le Fishhook barrel cactus, une plante de la région du désert de Sonoran. Il a pour particularité de produire du nectar toute l’année à la base de ses épines, et d’attirer ainsi plusieurs espèces de fourmis qui en contrepartie vont protéger les cactus des prédateurs (des punaises principalement) ; un échange de bons procédés que les biologistes appellent le mutualisme »....lire la suite.

Ethnographie du tir au « Shooting Range » : cadrages et modélisation d’une pratique culturelle américaine

Margaux Rolland est une étudiante en master en sociologie à l'ENS Paris-Sarclay. Dans le cadre de son stage à Tucson, elle travaille sur un projet de recherche sur la chasse en Arizona (HUNT-AZ, OHMI Pima County) :

"L’initiation au maniement des armes à feu m’est rapidement apparue comme un pré-requis à toute ethnographie des groupes de chasseurs et de leurs activités. D’après plusieurs articles de médias spécialisés dans la chasse , cinq étapes idéales-typiques peuvent être identifiées dans une carrière de chasseur". Lire la suite....

Transitions énergétiques et reconfigurations des socio-écosystèmes

Laetitia Balaresque est en M1 à l’ENS de Lyon et Gabriela de Carvalho est en M2 à l’EHESS. Toutes les deux sont à Tucson dans le cadre du projet ENERGON, qui étudie les transitions énergétiques de plusieurs OHM.

Grâce à des observations de terrain et des entretiens avec toutes sortes d’acteurs, leur but est de comprendre le processus local de transition vers le solaire, à travers les grandes centrales photovoltaïques et la génération distribuée. L’Arizona est en effet réputé pour être l’Etat américain avec le plus gros potentiel solaire, sans pourtant être le premier producteur. Alors que Tucson Electric Power (TEP), le principal fournisseur d’électricité du Pima County, s’est engagé à faire passer la part de solaire dans la production d’énergie de 20% à 70% d’ici 2035, des questions sur les conditions de ce processus se posent. Dans cette région semi-aride où la population augmente et où les effets du changement climatique sont particulièrement pesants, la consommation d’électricité va continuer d’augmenter. Les impacts spatiaux, économiques, et sociaux du nécessaire déploiement de l’énergie solaire, comme son poids dans les dynamiques locales, ne peuvent alors plus être ignorés.

la modélisation de la vie dans les espaces clos

Elie Danziger est un doctorant au Collège de France qui est en mission à iGLOBES du 20 février au 12 mai 2022.

Le "poumon" à Biosphere 2, Université d'Arizona
Le "poumon" à Biosphere 2, Université d'Arizona

"Mon projet porte sur la modélisation de la vie dans les espaces clos, et je mène un travail de terrain pour comparer la façon dont les scientifiques et les ingénieurs conçoivent et fabriquent des systèmes clos dans différents laboratoires tels que les Ecotrons en Europe… ou Biosphère 2 (B2) que j'étudie actuellement, ici dans le désert de Sonora. Mon travail ethnographique quotidien consiste principalement à aider et à suivre le plus grand nombre possible de scientifiques et de techniciens, afin de saisir les choix qui sont faits dans le maintien de systèmes écologiques situés sur un gradient allant du plus au moins fermé." Lire la suite...

hydeco : CONNEXIONS, DÉCONNEXIONS ET RECONNEXIONS DANS LES SOCIO-HYDROSYSTÈMES

Hydeco, un programme de recherche Labex DRIIHM dirigé par François-Michel Le Tourneau et David Blanchon, évaluera l'interface visible/invisible dans l'interaction entre les dimensions sociales et environnementales des socio-hydrosystèmes. Post-doc Anne-Lise Boyer dirigera à Tucson ce printemps une équipe de stagiaires pour débuter la partie Pima County du projet. En savoir plus...


PUBLICATIONS RÉCENTES

suivi annuel des évolutions dans l'usage/la couverture des terres dans la région de Tucson avec le moteur de recherche google earth (1986–2020)

Dubertret, F.; Le Tourneau, F.-M.; Villarreal, M.L.; Norman, L.M. Monitoring Annual Land Use/Land Cover Change in the Tucson Metropolitan Area with Google Earth Engine (1986–2020). Remote Sens. 2022, 14, 2127. https://doi.org/10.3390/rs14092127

La région de Tucson, située dans le Sonoran Desert du sud est de l'Arizona (Etats-Unis), est impactée par une croissance massive de la population et par un changement climatique, marquant des évolutions significatives dans l'utilisation et la couverture des terres. Etant donné que son écosystème fragile et aride est sous pression, il y a un besoin important de suivre les transformations du paysage. Dans cet objectif, nous proposons une méthode pour calculer annuellement des cartes 30 m résolution de la région entre 1986 et 2020, en utilisant plusieurs outils et le processus a été hébergé par le moteur Google Earth. Nous notons que les politiques mise en place pour mitiger le développement urbain ont eu peu d'effets et nous fournissons un outil automatique qui peut continuer de surveiller ces dynamiques dans le future.

No kids, more life? Du souci environnemental au sein des communautés childfree

Sébastien ROUX et Julien FIGEAC, « No kids, more life? Du souci environnemental au sein des communautés childfree », Mots. Les langages du politique [En ligne], 128 | 2022

À partir de l’ethnographie en ligne de communautés childfree et du traitement lexicographique de publications choisies, l’article étudie l’évolution des discours sur la vie sans enfant dans l’espace anglophone. Depuis une dizaine d’années, les arguments écologiques rencontrent un écho croissant au sein des pages et groupes étudiés. Longtemps structuré par l’opposition entre une infertilité subie et une volonté affirmée de non-parentalité, l’espace childfree s’ouvre de plus en plus aux positions dites « anti-natalistes » qui font de la réduction de la population un objectif politique et/ou une position éthique. Ni malédiction, ni opportunité, la vie sans enfant devient pour certains une décision altruiste et rationnelle, s’imposant pour faire face à l’imminence de la catastrophe écologique. En caractérisant ces arguments et leur diffusion, l’article interroge le sens de discours qui font de la vie sans enfant moins un empêchement que l’expression d’un autre rapport au monde et à la population.

Effets secondaires. Vivre au temps du covid-19

Lucine Endelstein, Sébastien Roux, Guillaume Favre, Effets secondaires. Vivre au temps du covid-19Le bord de l'eau, 8 avril 2022.

Depuis mars 2020 et le début de la crise sanitaire, nous avons été contraints à vivre autrement. Plutôt qu’une crise passagère, le moment que nous traversons semble s’apparenter à une période indéfinie et prolongée, où nous nous ajustons à un monde familier mais différent, régi par de nouvelles normes sanitaires dont les impacts sur la vie quotidienne sont considérables.

Effets secondaires est né de l’initiative d’un groupe de chercheur·e·s en sciences sociales, soucieux de documenter la singularité du moment. Les différentes enquêtes ont été conduites en Occitanie et croisent des disciplines diverses (sociologie, anthropologie, géographie, aménagement…), les différents chapitres informent des effets multiples du Covid sur les vies. Il présente une diversité des secteurs touchés par des diminutions ou arrêts d’activités : aéronautique, monde universitaire, tourisme, monde de l’art et de la culture, etc. Valorisant le recours aux portraits, ces chapitres donnent aussi à lire des existences souvent méconnues – que la crise a d’ailleurs encore davantage invisibilisées : migrants, bénéficiaires de l’aide alimentaire, travailleuses du sexe… Soucieux de diversifier les points de vue, les chapitres détaillent aussi des configurations moins fragiles (cadres supérieurs, festivaliers), rappelant que nul n’est égal face à l’exposition au virus et que la précarité demeure, plus que jamais, une question sociale.

En donnant des voix aux individus touchés par la crise, les différents chapitres se répondent – les récits et les biographies éclairant de facettes complémentaires le temps du Covid. Et Effets secondaires de montrer que le Covid n’est pas une parenthèse. L’épidémie fait aujourd’hui partie de nos vies.

"C'est pas pour tout le monde" : vivre dans les régions peu peuplées de l'arizona

François-Michel Le Tourneau (2022) “It’s Not for Everybody”: Life in Arizona’s Sparsely Populated Areas, Annals of the American Association of Geographers, DOI: 10.1080/24694452.2022.2035208

Les régions peu peuplées ont des spécificités comme l'isolement et les faibles densités de population, mais aussi des identités spécifiques construites par leurs habitants en fonction de leur rapport à leur environnement et des conséquences sur leurs modes de vie. Bien que des cadres théoriques aient été développés pour ces régions, deux défis subsistent lorsqu'il s'agit de les appliquer à des lieux réels. La première consiste à les identifier sur la carte. Quel serait le seuil démographique de « clairsemé » ? Comment quantifier l'isolement ? La seconde évalue comment les caractéristiques de ces régions se répercutent sur le mode de vie et l'image de soi de leurs habitants. Que pensent-ils d'eux-mêmes et de leur situation géographique ? Sont-ils liés ? Cet article tente d'élaborer sur les deux dimensions. Il utilise l'état de l'Arizona aux Etats-Unis comme zone de test et propose une approche qui combine des méthodes quantitatives et des systèmes d'information géographique pour déterminer quelle partie de l'Arizona peut être considérée comme une région peu peuplée, et une analyse qualitative pour analyser comment cette population voit et conceptualise son mode de vie, quels sont leurs rapports vis-à-vis des zones plus densément peuplées, en particulier sur la question de l'isolement par rapport à l'attachement au lieu et à l'identité du lieu. Cet article permettra ainsi de mieux appréhender les régions peu peuplées aux États-Unis et de proposer de nouvelles tendances à étudier dans d'autres contextes géographiques.


COVID-19